Collections asiatiques Les oeuvres proviennent essentiellement de Chine et d’Asie du Sud Est. Conséquence de la présence coloniale française en Indochine, le Vietnam, le Laos, le Cambodge sont bien représentés. De nombreuses congrégations religieuses comme les Missions Etrangères, la Congrégation de la Mission ont participé à la constitution du fond asiatique, notamment pour l’art chinois. Des donateurs laïcs, curistes, fonctionnaires coloniaux, ont aussi contribué à enrichir les collections du Musée. Grâce à la reconnaissance d’utilité publique acquise en 1928, l’association fut habilitée à recevoir des dons et des legs. Tout au long du 20ème siècle, de généreux donateurs complétèrent les collections ; ce sont eux qui, aujourd’hui, continuent à faire exister le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie. |
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Bouddha mâravijaya. |
Bouddha |
Bouddha mâravijaya. Ce Bouddha, dans la posture de la prise à témoin de la terre porte une svastika, gravée sur la poitrine, un signe de bon augure. |
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Bol à punch aux huit Immortels. Au 17ème siècle, les porcelaines de Chine forment les précieuses cargaisons des bateaux des Compagnies des Indes. L'Europe ignore encore le procédé de fabrication, un mélange délicat de bainduzi et de kaolin sur lequel on appose une glaçure transparente. La cuisson à haute température, entre 1200 et 1300 degrés, donne son aspect inimitable à la porcelaine. Ces porcelaines connaissent un succès considérable. Les formes et les décors peints, à l'origine chinois, s'adaptent progressivement aux désirs des commanditaires pour constituer une oeuvre originale. Le secret de la porcelaine sera découvert en 1715 par Meissen en Saxe. Le nom de porcelaine kraak provient du nom des vaisseaux portugais transportant la porcelaine. Les huit Immortels de la tradition taoiste sont à l'origine des mortels ordinaires qui, par des travaux extraordinaires ont reçu les pêches de vie éternelle. Les Immortels entourent le dieu de la longévité assis sur une grue. |
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Autel domestique, bustudan. Don de Madame Simonet, veuve Thévenot, 1996. Cet autel bouddhique est consacré à Amida, celui à l’éclat infini, Bouddha de compassion. Il est entouré de deux assistants, Kanon et Seishi. Une inscription au dos de l’autel mentionne le nom de l’artiste, Hayashi Heisuke ; la ville, Nagoya ; le quartier, Monzencho, ainsi que le pays, Japon en transcription ancienne. |
Service à thé. Le cloisonné est un procédé d’émaillage sur les objets en cuivre. Cette technique fut introduite en Chine vers 1350 par l’intermédiaire de l’Islam. Au 19e siècle, la fabrication des cloisonnés de Canton répondait aux attentes de la clientèle occidentale. Les services à thé ont donc des formes européennes. Les motifs décoratifs sont quant à eux typiquement chinois : dragons, pivoines, fleurs de lotus. |
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Collections africaines En 1922, le Musée du Missionnaire présentait aux visiteurs des objets d'Afrique, issus des colonies françaises et pays de missions catholiques. Les oeuvres témoignent aujourd'hui de la richesse et de la diversité des arts traditionnels africains. Trois grandes aires géographiques sont couvertes : le Maghreb, l'Afrique de l'ouest (Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Mali, Bénin) et l'Afrique centrale (Gabon, République du Congo, République démocratique du Congo).
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Etui à talismans anthropomorphe, mohara. La maladie, le malheur ne sont pas choses naturelles. La trangression d'un fady, tabou peut être à l''origine de ce déséquilibre. Le talisman, ody aide l'homme à reprendre sa place dans l'ordre des choses, lahara.chaque ombiasy possède quelques talismans rassemblés dans une corne de zébu et qui à eux tous peuvent répondre aux différents besoins. Les morceaux de bois, visibles dans la partie supérieure, sont enchassés dans une pâte très épaisse, concentré de connaissances botaniques et médicinales. L'ombiasy fait ses onctions sur le corps du patient avec ces chevillettes. |
Placé à la croisée des chemins, au centre des marchés, aux portes des villages et des maisons, le vodoun Legba, motte de terre brute aux yeux de cauris veille sur les vivants. Les Fon appellent vodoun les divinités intermédiaires entre Dieu et les hommes. D'où le mot de vaudou que les occidentaux ont utilisé pour désigner les cultes pratiqués sur la côte du Golfe de Guinée, aux Antilles et au Brésil. Legba incarne l’individualité et le libre arbitre en dérangeant l’ordre établi, celui qui peut transformer le bien en mal et le mal en bien. C'est aussi le gardien des portes séparant le monde des esprits du monde des humains et le dieu des voyageurs. On l'associe enfin au foyer familial et à la virilité. Sa bienveillance s'achète au prix d'offrandes telles que de l'huile de palme et des poulets sacrifiés. |
Vodoun Legba. |
Masque cimier de la société Gélédé.
Collecté entre 1951 et 1953, Bénin, population Yoruba, bois peint, 30 x 19 cm. Don de M. Frédric, 2007. ![]() |
Lors de fêtes publiques, le Gélédé honore les Mères, c'est à dire les femmes âgées qui protègent la communauté. Les rituels visent à se concilier les pouvoirs bénéfiques des femmes. Les porteurs des masques sont toujours des hommes. Dissimulés sous de longs costumes, ils se déplacent par paire. Pendant leur passage, tambourinaires et chœurs de femmes reprennent les chants racontant le thème sculpté du masque. Le porteur reste muet et mime l'histoire de son masque. Ce personnage portant turban et bouc est un musulman. Il porte néanmoins les scarifications caractéristiques, entailles sur le visage, signes d'appartenance à la population Yoruba. Aujourd’hui, au Bénin, l’aspect profane et divertissant du culte Gélédé écarte souvent l'aspect sacré. Grâce au thème sculpté, le masque Gélédé continue son rôle de transmission orale en faisant par exemple de l'information dans le domaine de la santé. |
Statuette. Appelée blolo bla, cette statuette est une épouse-esprit. Car avant de naître, chaque homme a été marié dans un autre monde, modèle de la vie terrestre. Illustration d'un idéal physique et moral, la statuette apporte pendant le sommeil, les bons conseils dont son propriétaire a besoin. Le culte de l’objet s’accomplit sous la forme d’onctions d’huile de palme ou de beurre de karité. La statuette blolo bla est conservée dans la pièce où l'on dort. |
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Lamellophone, sanza. Années 1920, République du Congo, population Yombé, bois, métal, htr : 24 cm. Des lamelles métalliques sont disposées en série sur une caisse de résonance en forme de boite. Les bagues placées sur les lamelles servent de vibrateurs. Selon la légende, Dieu, Nyambé, aurait créé le monde avec une sanza. Ce type d'instrument est une invention purement africaine. Les sanza peuvent être réservées aux chefs et aux devins dans le cadre de la célébration de rites ancestraux. Certains s’en servent pour évoquer les esprits des morts, guérir certaines maladies ou faire des prédictions. Il accompagne également les chants mélancoliques d'un musicien solitaire. |